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En 2025, le Haut des Champs compte 1,7 hectare de vignes plantées. Certaines vont sur leur quatrième feuille et, potentiellement, leur première année de production en 2026. Au printemps 2027, l’entièreté des vignes devrait être plantée pour une surface totale de 2,5 hectares, pour une vraie pleine production en 2032.
Une première cuvée 100 % vosgienne est en élevage pour ce millésime 2025. Nous avons eu l’opportunité de récupérer une petite vigne d’hybrides post-phylloxériques.
Au milieu de ces vignes pâturent Achille, Héra et Gaïa, trois porcs Kune Kune qui entretiennent au mieux les pâtures.
Le Haut des Champs a également développé son activité de négociant-vinificateur : chaque année, entre 4 000 et 6 000 bouteilles sortent du domaine.
La gamme « Besser Rivaou » (Besser : « meilleur » en alsacien ; Rivaou : « ennemi » en vosgien) a également vu le jour. Une gamme de vins provenant des 1,5 hectares loués en Alsace et vinifiés dans les Vosges.
La production viticole
Depuis 2022, l’ensemble des surfaces intégrées au domaine est converti immédiatement en agriculture biologique. Certes, rien de très original ou innovant, mais le label garantit l’utilisation exclusive de produits d’origine naturelle.
Les jeunes vignes sont plantées en 1,5 m × 1 m pour une densité de 7 500 pieds par hectare : à notre sens, le bon compromis entre la facilité de travail et la concurrence entre les ceps. Trois pages ne suffiraient pas pour expliquer ce choix.
Des bandes enherbées de 6 m de large sont laissées tous les cinq rangs pour favoriser la biodiversité, créer des niches écologiques et couper les potentiels ponts de transmission de maladies.
S’ajoute à cela la mise en pâture de nos « tondeuses vivantes » : les cochons Kune Kune, qui entretiennent les vignes en hiver.
Les cépages plantés sont uniquement des cépages blancs : Riesling, Savagnin et Chardonnay en sélection massale qualitative, greffés en F2 (pépinière Hebinger) sur porte-greffe qualitatif 3309 C.
Pour les surfaces restantes, l’enjeu est de réimplanter des cépages historiques lorrains. Pour la viticulture alsacienne, hormis la densité, elle se rapproche davantage d’une viticulture bourguignonne : Guyot simple lié à plat, ébourgeonnage sévère et travaux en vert afin de favoriser au mieux l’aération de la souche. Cela limite la pression fongique mais également les rendements. Nous sommes de grands partisans du « bon raisin, bon vin », et pour nous cela rime avec petits rendements et concentration.
À la cave
Le climat frais vosgien a ses avantages : pas besoin de groupe froid ou de chambre. Une nuit en caissettes et c’est parti pour une pré-fermentation à froid. Blague à part, la fraîcheur des vendanges est une vraie aubaine. Des fermentations longues favorisent la complexité aromatique ; des températures basses limitent les dérives bactériennes ou levuriennes. Des facteurs qui peuvent faire peur mais qui, selon nous, sont favorables à la production de jolis vins.
La cave de vinification a pris place dans une vieille grange familiale, à 100 mètres à vol d’oiseau des parcelles vosgiennes. Un lieu qui, après y avoir installé quelques cuves inox et quelques barriques, semble, grâce à ses murs épais et ses vieilles pierres, avoir toujours été une cave de vinification.
En cave, nous intervenons très peu mais restons très rigoureux. Ma formation d’œnologue m’interdit de laisser un lot se détériorer : au besoin, 1 ou 2 g/hL de SO2 sont envisageables. L’ensemble des vins passe 18 mois en barriques ; les deux hivers leur permettent de se stabiliser au mieux.
Pas de vin rosé pour le moment.
Pas de vin orange pour le moment.
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