
36 2403 8464 KM
En effet, les premières traces de ce vignoble de onze arpents et demi (à peine six hectares), situé au lieu-dit du Tue-Bœuf, dans la commune des Montils, remontent au Moyen Âge. L’histoire rapporte que les vins produits au Tue-Bœuf faisaient le bonheur des tables royales et que François Ier et la reine Claude y étaient particulièrement attachés. On y trouve également des mentions de ce vignoble sous le règne d’Henri III. Parallèlement, présents aux Montils depuis le 15e siècle, les Puzelat (autrefois « Puzelatz ») pourraient donc bien être liés à ce savoir-faire ancestral…
Car, de mémoire, les ancêtres des Puzelat ont toujours été paysans, polyculteurs et vignerons. Ce sont Jean et Solange Puzelat qui reprennent, des parents de Jean, le domaine du Tue-Bœuf en 1947, alors toujours en polyculture (vignes, asperges, fraises, céréales, élevage…), pour le convertir en vignoble à part entière dans les années 1970. De leurs enfants, ce sont Jean-Marie et Thierry qui leur ont succédé, après avoir arpenté les vignobles, chacun de son côté, en France et à l’étranger.
Jean-Marie se décide le premier, dès 1989, et rejoint Thierry en 1994. Avec cette nouvelle génération, le domaine se modernise et s’agrandit : le Clos historique des Montils est bientôt complété par de nouvelles parcelles situées sur le plateau de Monthou-sur-Bièvre, à deux kilomètres. Jean-Marie et Thierry décident en 2004 de monter une structure d’importation à la suite de rencontres en Catalogne, puis en Géorgie, afin de permettre à d’autres vignerons à travers le monde d’obtenir de la visibilité en France. C’est lorsque Jean-Marie prend sa retraite en janvier 2019 que Zoé, la fille de Thierry, regagne à temps plein le chai familial ; puis Louise un an plus tard. Aujourd’hui, le Clos du Tue-Bœuf, c’est d’abord Zoé, Louise et Thierry Puzelat, mais aussi toutes les personnes qui travaillent à l’année et en saison au domaine.
À cheval sur les territoires de Touraine et de Cheverny, le Clos du Tue Bœuf produit des vins sur la seule appellation de Cheverny. Les parcelles situées sur le territoire de l’appellation Touraine produisent désormais des vins de France.
Le vignoble du Tue-Bœuf se divise en deux parties :
Le Clos du Tue Bœuf a la particularité de se trouver sur un terroir composé d’argile à silex sur craie de Blois sur des coteaux sud/sud-est dominant le Beuvron. Les Romorantins, un peu excentrés, sont eux plantés sur le sable. Sur le plateau de Monthou, le Brin de Chèvre et la Guerrerie sont sur des terroirs d’argile à silex tandis que le Buisson Pouilleux et le Petit Buisson sont sur des sables avec des graviers.
Isolées d’autres zones agricoles, les vignes du Tue Bœuf sont insérées dans une mosaïque de friches et de bois qui entretiennent un écosystème équilibré. L’âge des vignes varie d’un endroit à l’autre, mais se situe entre 1 et 115 ans, avec une majorité de vignes issues du projet de renouvellement du vignoble, établi dans les années 60 par Jean et Solange, afin de passer du labour à cheval à la mécanisation.
La densité de plantation est intimement liée à ce processus également : le Clos du Tue-Bœuf est planté à 4500 ceps à l’hectare tandis que sur le plateau de Monthou, la densité est plus forte : 6500 à 7500 pieds à l’hectare. On complète notre travail du sol au tracteur par la traction animale, qui permet une meilleure maîtrise du labour sur les vignes à forte densité et, systématiquement, sur les vieilles vignes.
Chaque parcelle singulière est vinifiée à part, afin de représenter le vin d’un endroit ; c’est-à-dire en ramassant une parcelle en entier, sans subdiviser la récolte en fonction des cépages. Ainsi, chaque année, 13 cuvées issues d’une parcelle ou d’une unité géologique voient le jour.
Dans les vignes, le gel, de plus en plus présent, complique le travail viticole en fatiguant les vignes et en amenuisant le matériel végétal et les rendements, ce qui nous a poussés à créer une structure de négoce en 2003. Le projet de cette structure nous permet de continuer à produire du vin en l’assemblant à nos raisins dans certains cas (Pineau d’Aunis…), ainsi qu’en essayant la vinification de nouveaux cépages (Aligoté en 2018).
En parallèle, le chai accueille également des raisins achetés sur pied à des vignerons de la vallée du Cher afin de produire les vins génériques (Vin blanc, Vin rouge et Vin rosé) qui se boivent dans leur prime jeunesse exprimant le fruit : des vins simples et honnêtes, dans la trajectoire d’une philosophie de vins de soif.
Parce qu’être paysan, c’est avoir une responsabilité écologique, Jean-Marie et Thierry Puzelat ont converti le domaine en viticulture biologique dès 1996.
Et parce qu’être vigneron, c’est proposer des vins naturels singuliers et digestes, depuis 1994, les vinifications sont menées sans artifice œnologique.
Les vendanges sont manuelles afin de trier et de ne conserver que des raisins sains et mûrs. Aucun intrant n’intervient au cours de la vinification. Seul l’apport de sulfites à très faible dose peut être utilisé lors de la mise en bouteille.
Conduites sans apport de levures, les vinifications sont assez longues. L’élevage en fût permet au vin de s’affiner et de se décanter naturellement.
Seuls les vins élevés en cuve en acier peuvent être légèrement filtrés. Les vins élevés en cuves tronconniques et en fûts sont mis en bouteille sans filtration.
Chez les Puzelat, faire du vin, c’est se positionner comme intermédiaire entre le sol et le verre de vin. C’est valoriser la diversité des parcelles. C’est imprimer le caractère du terroir et du millésime. C’est offrir des cuvées qui expriment l’endroit d’où elles viennent et le climat qui les a vues naître.
Frileuse :
Gravotte Blanc :
Le Brin de chèvre :
Vin Blanc :
Pineau de la Loire :
Dolia :
Qvevri :
Le Clos du Tue Bœuf importe les vins de confrères étrangers sélectionnés pour la qualité de leur travail et la singularité de leur expression. Il s’agit uniquement de vins naturels cultivés en bio.
L’histoire a commencé avec les vins de Joan Ramon Escoda, vigneron à Montblac en Espagne. Séduit par leur qualité, Thierry Puzelat décide de les importer en France pour les distribuer. Et puis petit à petit, Thierry et Jean-Marie partent à la découverte de crus naturels dans toute l’Europe et au-delà (Géorgie, Chili, Japon). Il s’agit autant de rencontres viticoles qu’amicales. Une façon de faire partager un savoir-faire méconnu et d’ouvrir les papilles françaises à d’autres saveurs.
Ces vins sont disponibles auprès des cavistes et restaurateurs qui distribuent les vins du Tue Bœuf.
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