États Unis
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De la côte Atlantique à la côte Pacifique, du Canada au nord au Mexique au sud, les États-Unis déploient leur gigantisme. En mode road trip, il faut 4 500 km pour rallier New York à Los Angeles ! La superficie du pays, répartie sur 50 États (auxquels s’ajoutent le District de Columbia et les territoires extérieurs), tutoie presque celle du continent européen… Vertigineux ! Et en même temps, le territoire est si contrasté et tellement façonné par l’histoire incroyable du pays, qu’il semble presque être un monde à lui tout seul. Alors pour vous aider à vous faire une idée, voici un petit tour des grandes régions de la planète States !
Dans le Nord-Est, vous serez au cœur de la Révolution américaine. On y visite les emblématiques villes de Boston (Massachusetts), où les délégués des colonies se révoltèrent contre la monarchie britannique, et de Philadelphie (Pennsylvanie), où fut signée la Déclaration d’Indépendance, le 4 juillet 1776. Ce sont des villes agréables et dynamiques, avec de chouettes centres historiques. Entre les deux, il y a New York (État de New York), avec ses gratte-ciel, sa Statue de la Liberté et ses quartiers vivants et cosmopolites (voir l’article Raisin dédié à la Big Apple ). Avec la capitale fédérale Washington (souvent sous-estimée et qui vaut pourtant largement le détour), ces 4 villes forment la Mégalopolis, un espace économique, politique et culturel puissant. Les amoureux de nature pourront faire un tour aux splendides Catskill (côtes rocheuses du Maine), au Parc National d’Acadia (Maine), aux Montagnes Blanches (New Hampshire), aux monts Adirondacks (terres des Iroquois dans l’État de New York) et aux spectaculaires Chutes du Niagara (État de New York). En automne, les forêts de la région se teintent de couleurs flamboyantes (fall foliage) absolument envoûtantes, qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Au Mid-West, vous découvrirez une région authentique, héritage du rôle crucial qu’elle a joué dans l’expansion territoriale et le développement économique des États-Unis. Notamment grâce à la National Road, première grande route construite au début du 19e et point d’accès vers l’Ouest. La région est ensuite devenue un grand centre industriel dont beaucoup de villes gardent l’empreinte (et le côté vintage qui va avec), notamment Chicago (Illinois) pour l’industrie lourde à la faveur de la révolution industrielle et Detroit (Michigan), berceau de la production automobile au début du 20e siècle. Aujourd’hui, Chicago est réputée pour sa culture, son architecture iconique de gratte-ciel et ses restaurants haut de gamme (particulièrement bien mis en valeur dans la série The Bear : sur place ou à emporter). Et c’est de cette ville que part la légendaire Route 66, quintessence de l’esprit américain, qui traverse ensuite 8 États. Le Mid-West est depuis toujours un important grenier agricole pour le pays, notamment pour les céréales et le soja. Le Cœur de l’Amérique (tel est son surnom) offre aussi un périple en plein air assez fabuleux, à travers les prairies sauvages du Kansas, les parcs nationaux du Minnesota, les sommets majestueux du Nebraska et tout ce qui se déploie le long du puissant fleuve Mississippi. Iconiques, les Grands Lacs bordant plusieurs États sont aussi l’occasion de faire un circuit sympa dans d’autres villes, telles que Milwaukee (Wisconsin), Columbus (Ohio) ou Cincinnati (Ohio).
Le Sud-Est est une vaste région dont vous pourrez explorer les multiples facettes, notamment celles de son histoire très particulière. La plupart des États qu’elle regroupe faisaient partie des États confédérés, autodéclarés indépendants du reste des États-Unis et en conflit armé avec les États nordistes de l’Union lors de la guerre de Sécession entre 1861 et 1865, notamment autour de la question de l’abolition de l’esclavage. En témoignent les nombreuses plantations (esclavagistes donc), notamment en Virginie, en Géorgie et en Louisiane. C’est aussi dans cette région que s’est manifestée le plus violemment la ségrégation raciale nationale instaurée par les lois Jim Crow de 1877, définitivement abolies en 1968, notamment grâce à la mobilisation et aux actions du mouvement des droits civiques et de personnalités telles que Martin Luther King, Malcolm X ou Angela Davis. Aujourd’hui, de nombreuses villes et lieux commémoratifs permettent aux visiteurs d’en savoir plus sur ce passé, notamment à Savannah (Géorgie) et Charleston (Caroline du Sud) mais aussi à Atlanta (Géorgie), Jackson (Mississipi), Birmingham (Alabama) ou Memphis (Tennessee). Mais si on vient dans le Sud-Est, c’est aussi pour voir plein d’autres choses. Par exemple : Saint-Louis (Missouri), d’où partit la célèbre expédition Lewis et Clark vers l’Ouest en 1804 ; Miami (Floride) pour ses plages et ses bâtiments art déco ; New Orleans (Louisiane) pour son ambiance festive et son architecture unique ; le parc national des Everglades (Floride) pour son écosystème subtropical incroyable ; les Bayous (Louisiane) parsemés de cyprès et peuplés d'alligators ; la Blue Ridge Parkway (Caroline du Nord), route panoramique serpentant à travers les montagnes des Appalaches ; le Great Smoky Mountains National Park (Caroline du Nord, Tennessee), célèbre pour ses panoramas brumeux, ses cascades et sa biodiversité…
Dans le Sud-Ouest, vous suivrez les traces des peuples autochtones, des premiers colons espagnols et des pionniers de la conquête de l’Ouest, synonyme de développement mais aussi de colonisation des territoires amérindiens (et les déplacements forcés tragiques qui en ont découlé). Par exemple le Cliff Palace, des habitations troglodytiques dans le parc national de Mesa Verde (Colorado) occupées par les Anasazis, le Montezuma Castle creusé dans la roche (Arizona), le Petroglyph National Monument (Nouveau Mexique) et ses dessins gravés dans la pierre, Santa Fe (Nouveau Mexique) fondée en 1610 et son architecture typique, San Antonio et le site de Fort Alamo (Texas)… Mais aussi Oklahoma City (Oklahoma) et Dallas (Texas) avec leur culture far-west et cowboys à larges chapeaux, Albuquerque (Nouveau Mexique) et sa jolie vieille ville… Cette région aride est aussi célèbre pour ses paysages désertiques, ses ciels infinis et ses sites naturels tels que l’incontournable Grand Canyon (Arizona), le spectaculaire Monument Valley et ses formations géomorphologiques (Arizona, Utah) ou le féérique Antelope Canyon, avec ses parois de grès polies semblables à des vagues roses et orange (Arizona).
L’Ouest est un prolongement du Sud-Ouest, plus infusé encore par la présence amérindienne et dans lequel se rencontrent canyons, montagnes et grandes plaines. Las Vegas (Nevada), capitale des casinos, est un bon point de départ pour explorer des merveilles comme la Vallée de la Mort ou le Red Rock Canyon. Denver (Colorado) est une porte vers les montagnes Rocheuses, réparties sur 5 États (Colorado, Utah, Wyoming, Idaho et Montana), avec leurs sommet enneigés, leurs stations de ski (dont la plus connue est Aspen) et leurs vallées verdoyantes. Et le fabuleux Parc national de Yellowstone (Wyoming-Montana-Idaho) avec ses geysers, ses sources chaudes et ses couleurs incroyables ! Mention spéciale à l’original Mont Rushmore, sculpture monumentale en granite, taillée entre 1927 et 1941 dans un pan de roche des Black Hills (collines noires), représentant les visages des 4 présidents les plus marquants de la destinée du pays à cette époque (par ordre chronologique : George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt). Ou comment retracer 150 ans d’histoire en un seul lieu… Pour l’anecdote, c’est dans ces Black Hills que se déroulèrent une série de conflits opposant Sioux et Cheyennes à l’armée américaine, dont la bataille de Little Big Horn en 1876.
Enfin, au bout du chemin, la région Pacifique, quête ultime dans la conquête de l’Ouest mais aussi de la ruée vers l’or, qui attirait des milliers de chercheurs de fortune en Californie au milieu du 19e, et plus tard au Klondike (Canada), au départ de Seattle (État de Washington). Entourée d'eau, de forêts et de montagnes (notamment une vue imprenable sur le volcan Mont Rainier), c’est une ville cool et branchée, avec plein de cafés sympas et des quartiers éclectiques. La Californie est sans doute la star de la région, avec ses vallées high-tech et ses villes mythiques : Los Angeles et son ambiance cinéma, San Francisco, ses rues vallonnées et son Golden Gate bridge ; San Diego et son quartier historique… Mais aussi ses réserves naturelles telles que le Yosemite National Park et ses pics de granite, ou le Redwood State Park et ses séquoias géants. Un coup de cœur pour la Pacific Coast Highway, route côtière californienne offrant des vues à couper le souffle sur l'océan. On aime beaucoup le charme discret de l’Oregon, ses plages sauvages, ses beautés naturelles telles que le Crater Lake, lac formé dans la caldeira d’un ancien volcan et Portland, sa capitale branchée, écolo et alternative.
Terminons ce big tour avec les antipodes Alaska et Hawaï, des paradis à part. L’un déploie ses vastes terres préservées, ses immenses glaciers, ses espèces sauvages, ses aurores boréales et sa culture indigène. L’autre promet une vie au grand air, des eaux turquoise, des volcans spectaculaires, des vallées luxuriantes et sa culture locale.
C’est un fait, la culture américaine est un brassage d’influences, indissociable de l’histoire du pays, à laquelle chaque communauté ajoute son empreinte tout en contribuant à l’identité commune. Riche, dynamique et en constant renouvellement, elle se manifeste dans tous les domaines. De quoi ajouter du charme et beaucoup d’intérêt au voyage…
C’est ainsi que l’on se réunit en famille pour Thanksgiving dans tout le pays le 4e jeudi de novembre en hommage à la récolte des premiers colons, que l’on se promène la citrouille-lanterne à la main à Halloween, que l’on défile en fanfare pour Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans ou déguisé en lion pour le Nouvel An Chinois dans les chinatowns des grandes villes, que l’on trinque dans un pub pour la Saint-Patrick… Dans l’Ouest, les rodéos célèbrent l’héritage cowboy et les pow-wow amérindiens rendent hommage aux cultures autochtones.
Pilier de l’identité culturelle, la musique irrigue toute l’Amérique. Elle n’a pas de long passé mais elle a fait naître tout un tas de styles qui se sont diffusés dans le monde entier : le blues de Memphis (B.B. King..), la country de Nashville (Johnny Cash…), le jazz de la Nouvelle-Orléans, le hip-hop de New-York (Run-DMC, Afrika Bambaataa…), le grunge de Seattle (Nirvana…), la techno de Detroit (Kevin Saunderson, Derrick May…) et de Chicago mais aussi le rock’n’roll (largement popularisé par Elvis Presley), la soul (Otis Redding…), l’inénarrable son R&B du label Motown de Détroit (Diana Ross, The Jackson 5…), le funk (James Brown…), le punk, le disco… Nous ne passerons bien sûr pas en revue tout ce que les États-Unis comptent de chanteurs et musiciens de renommée locale et internationale, la liste serait bien trop longue. On vous laisse faire votre playlist d’artistes préférés !
Le cinéma hollywoodien et la télévision sont aussi omniprésents dans cette culture. Des débuts du cinéma muet jusqu’aux blockbusters, en passant par les séries télé et les films culte, les États-Unis sont passé maîtres dans l’art de raconter des histoires universelles et plébiscitées dans le monde entier, mais aussi des pans de son histoire, comme la ségrégation ou le traumatisme de la guerre du Vietnam.
Aux États-Unis, il y a ce profond goût du spectacle, que l’on retrouve dans plein de détails et souvent en format XXL : les nombreux show télévisés, les drive-in (cinéma en plein air… dans la voiture !), les compétitions sportives (le superbowl du dimanche par exemple), les parcs d’attractions, les comédies musicales… On ne s’ennuie jamais !
D’une manière générale, l’art et la créativité sont des moteurs culturels. Fidèles à leur réputation, les Américains possèdent de grands centres artistiques dont certains sont éblouissants. On vous en cite une dizaine incontournables dans différentes villes du territoire : Museum of fine Arts à Boston ; MoMa, Guggenheim et Met à New York ; National Museum of the American Indian et The National Gallery of Art à Washington, Cleveland Museum of Art à Cleveland ; Art Institute à Chicago ; LACMA et Getty Center Museum à Los Angeles. On y trouve des artistes internationaux mais aussi beaucoup d’artistes américains influents tels que : James Whistler (impressionnisme), Edward Hopper (réalisme américain), Alfred Stieglitz et Georgia O'Keeffe (modernisme américain), Alexander Calder (art cinétique), Jackson Pollock, Joan Mitchell et Helen Frankenthaler (expressionnisme abstrait), Mark Rothko (abstraction lyrique), Robert Roschenberg, Andy Warhol et Roy Lichtenstein (pop art), Jean-Michel Basquiat (néo expressionnisme), Jeff Koons (post modernisme)…
Quant à la littérature, la poésie et le théâtre, le choix est aussi large que la musique ! Mais nous citerons quand même quelques écrivains clés, qui ont façonné l’esprit américain ou apporté un éclairage sur la société américaine à différentes époques tels que Benjamin Franklin, Edgar Allan Poe, Mark Twain, Emily Dickinson, Walt Whitman, Ernest Hemingway, Tennessee Williams, Jack Kerouac, John Steinbeck, Toni Morrison, Bret Easton Ellis, Paul Auster, Armistead Maupin, Stephen King…
La cuisine américaine est à l’image du pays, multiculturelle et en perpétuelle évolution. Nourrie par son histoire si particulière, elle pioche dans les ingrédients et recettes des peuples autochtones d’Amérique du Nord, des colons européens des 17e et 18e siècles et des vagues d’immigration du 19e et 20e.
Il y a bien sûr les iconiques, que certains seraient tentés de considérer comme des stéréotypes, mais qui font tout de même partie de l’expérience. Parce que repartir des États-Unis sans avoir goûté un juteux hamburger, un hot-dog moelleux, un bagel bien garni, un savoureux cheesecake, de doux pancakes arrosés de sirop d’érable ou des muffins réconfortants, ce serait vraiment dommage. Sans oublier l’épi de maïs rôti, les donuts et l’apple pie.
Et le café, consommé à toute heure et partout, notamment dans ces concepts de restaurants typiquement américains que sont les fast-food (ça tout le monde connaît) et les diners, reconnaissables à leur design seventies et capables, en mode hybride, de se transformer au fil de la journée en fonction de la clientèle.
Chaque région a aussi ses traditions et influences culinaires, dont voici quelques exemples qui nous ont mis l’eau à la bouche (et vous ?) : le clam chowder (soupe épaisse à base de palourdes, de pommes de terre et de crème) ; le lobster roll (sandwich au pain brioché garni de homard et de mayonnaise) ; le gombo (ragoût à base de saucisse fumée et d’épices cajun servi avec du riz) ; le fried chicken (poulet frit croustillant, assaisonné d'épices) ; les huevos rancheros (œufs au plat sur des tortillas de maïs, nappés de sauce tomate pimenté, avec des fèves frites et de l’avocat) ; les buffalo wings (ailes de poulet cuites dans une sauce au poivre, accompagnées de céleri et d'une vinaigrette au fromage bleu) ; la deep-dish pizza (pizza profonde avec une croûte épaisse et beurrée, garnie de viande, fromage, morceaux de tomates et épices italiennes) ; les mac’n’cheese (macaronis au fromage, ultra-régressif) ; et bien sûr cette incontournable institution que sont les spare ribs au barbecue (porc ou bœuf). Mais on aime aussi beaucoup toutes les casseroles (des sortes de gratin avec de la viande, des légumes, des pommes de terre ou des pâtes – chacun fait un peu la recette qu’il veut), le chicken pot pie (tourte au poulet fumé) et le pecan pie (tarte aux noix de pécan)… Vous l’aurez compris, loin de l’image de malbouffe qui colle souvent aux baskets des États-Unis, où que vous irez, il y a de quoi bien manger !
La gastronomie américaine, c’est aussi une cuisine qui sait se réinventer.
C’est aux États-Unis que le concept de cuisine fusion explose dans les années 90. Appelée aussi New World Cuisine, elle associe les ingrédients, les techniques et les saveurs issues de plusieurs cultures dans le but de créer (voire improviser) des plats originaux (voire disruptifs). Notamment en Californie, tête de file de ce courant, avec des plats comme les fish tacos (tacos de poisson) ou les california rolls (chair de crabe, avocat et concombre roulés dans du riz et du nori, façon sushi).
Depuis les années 2000, avec le mouvement farm-to-table (de la ferme à l’assiette), on assiste à un retour dans les assiettes d’ingrédients locaux et de saison (dont beaucoup sont aussi biologiques), avec une attention particulière apportée à la qualité et la traçabilité. Les plats végétariens et végans ont aussi le vent en poupe et incarnent une volonté de repenser les classiques et d’opter pour une alimentation plus écoresponsable. Tout comme les vins naturels, qui émergent un peu partout dans ce grand pays sur les cartes des bars et restaurants ou dans les rayons des cavistes (Raisin vous dira bien entendu où sont ceux à proximité de là où vous vous trouvez).
Leaders du marché mondial du vin en termes de chiffres d’affaires, les États-Unis sont incontestablement une terre vinicole. Et ses routes des vins attirent des millions de visiteurs chaque année.
Hérités des colons européens, les vignobles se sont principalement développés en Californie, grâce aux missionnaires espagnols au 18e siècle (dans le but de faire du vin de messe !) puis à la faveur de la ruée vers l’or au 19e. Les emblématiques régions de la Napa Valley et de la Sonoma Valley, aux sols propices et au climat méditerranéen, commencent à se structurer, posant les bases d’une viticulture moderne et de domaines prestigieux. Un développement sérieusement entravé par les ravages du puceron phylloxéra au milieu du 19e et la période de prohibition interdisant la production, la vente et la consommation d’alcool au début du 20e.
Résiliente, la viticulture américaine renaît dans les années 1960 et propulse les vins californiens sur le devant de la scène internationale en 1976, à l’occasion d’une dégustation à l’aveugle au cours de laquelle des experts leur attribuent des notes dépassant celles des meilleurs crus français.
Mais la Californie n’est pas le seul eldorado vinicole américain. On trouve des vignobles dans tous les États, en particulier dans l’État de Washington et dans l’Oregon (Willamette Valley), en Virginie, au Texas et dans l’État de New-York.
La viticulture américaine s’appuie presque exclusivement sur les cépages de l’Ancien monde (issu de l’espèce européenne Vinis vinifera) tels que les grands classiques cabernet sauvignon, merlot, pinot noir, syrah, chardonnay, sauvignon blanc, gamay, riesling…. À noter que de nombreuses espèces américaines de vigne (Vitis labrusca, Vitis riparia, Vitis rupestris…), moins connues et peu utilisées, sont naturellement plus résistantes aux maladies et au froid. Ce qui en fait d’excellentes bases pour créer des variétés hybrides et des porte-greffes (partie enterrée du pied de vigne qui sert de support au greffon) plus résistants. Un atout dans un contexte de changement climatique et d’accentuation des aléas.
Une autre spécificité typiquement américaine réside dans la séparation assez fréquente entre viticulture et viniculture. En effet, après la prohibition, les Etats-Unis se sont dotés d’un cadre juridique et économique, appelé le “three-tier system”, qui favorise la spécialisation. Ce système à trois niveaux sépare producteur de raisins (winegrowers), producteur de vin (winemaker) et détaillant (caviste…). Il a encouragé des marques de vin à se concentrer sur la vinification et la marque et à acheter des raisins plutôt qu’à posséder des vignobles. Ce modèle abaisse les barrières à l’entrée et permet à chacun de limiter les risques économiques.
La même logique est aussi appliquée par le droit fédéral qui autorise des montages transparents permettant de partager ou d’externaliser l’outil de production : l’« alternating proprietorship » (plusieurs propriétaires alternent légalement l’usage d’une même cuverie) et le « custom crush » (un chai agréé produit pour le compte d’un tiers).
Les étiquettes reflètent ce degré d’implication : « Estate Bottled » n’est possible que si le domaine a maîtrisé toute la chaîne de production ; à l’inverse, des mentions comme « Produced/ Made/ Vinted & Bottled by » sont admises lorsque l’établissement nommé n’a réalisé qu’une partie du travail. Une philosophie qui repose sur la transparence et la liberté de modèle d’affaires à l’inverse du modèle d’intégration européen. Dernière spécificité intéressante : le label « USDA Organic », le plus exigeant aux USA, est une norme d’agriculture et de transformation qui interdit l’ajout de sulfites, mais autorise certains additifs et auxiliaires technologiques (enzymes, levures, bentonite, etc.). Bref, pour être certains d’avoir affaire à du vin naturel, faites confiance à votre caviste et/ou à Raisin !
Oui, c’est vrai : les vins rouges californiens, riches, fruités, assez charpentés, avec un degré d'alcool élevé et produits à grand renfort de traitements chimiques ont largement porté le « goût américain » et donc l’image des vins qui va avec. Mais ça change… De plus en plus de vignerons américains se tournent vers des pratiques plus durables, une dé-standardisation du goût et l’utilisation de cépages moins classiques. Et parmi eux émergent des vignerons naturels, soucieux de redéfinir ce qu’est le vin américain et de valoriser au mieux toute la richesse de cet immense terroir. Alors n’hésitez pas à les soutenir en leur rendant visite, vous en trouverez un certain nombre sur Raisin.
L’immensité des espaces, le gigantisme des villes, la densité de l’histoire, l’esprit pionnier repoussant toujours plus loin les limites, le positivisme permanent, la taille des voitures, l’accueil si chaleureux et la facilité à engager la conversation avec des inconnus…, aux États-Unis tout semble toujours plus grand, plus ouvert, plus facile, mais aussi plus exagéré et plus fou qu’ailleurs. C’est un peu comme aller voir un film au cinéma tout enveloppé dans l’action en mode panoramique grâce à la magie du grand écran plutôt que de le regarder à la télévision.
Une perception probablement liée aux valeurs si spécifiques qui portent le pays : le rêve américain, ce concept fondateur reposant sur l’idée que chacun peut réussir grâce à son travail et à sa détermination, ancré dans l’imaginaire collectif, malgré des réalités sociales et économiques très inégalitaires ; le sentiment très fort (presque messianique) d’appartenir à une nation exceptionnelle ; et l’American way of life qui en découle que sont la vie, la liberté personnelle et la recherche du bonheur.
Et l’on en vient à se demander si tout cela n’est pas communicatif pour le voyageur qui regarde un peu abasourdi ce mode de vie se déployer sous ses yeux dans ce grand et surprenant pays.
Alors profitez-en ! Nul doute que vous reviendrez gonflé à bloc et ultra-dynamisé en vous disant que tout est « awesome » (génial), « inspiring » (inspirant) et que « yes, we can! ».
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