Melsolo - Mélanie Kröber
Le monde du vin s’est ouvert à moi suite à mon travail en tant que fromagère et affineuse. Menée par cette nouvelle passion, je me retrouve en 2018 directement dans les vignes, l’endroit où je me sens le plus à l’aise et où, selon moi, le vin est fait.
J’ai longtemps côtoyé des éleveurs, des fromagères et des vigneron.ne.s qui travaillent leur terre et leurs produits de façon naturelle et respectueuse. Leur approche résonne encore en moi aujourd’hui. Je crois au pouvoir de guérison des plantes, sans chimie et sans intrants. Je m’applique donc à soigner mes vignes à l’aide des plantes, des ferments et de mes mains.
Melsolo est née en 2019. Attirée par les cépages rares et oubliés de Gaillac comme l'Ondenc, le Mauzac, le Verdanel, le Jurancon Noir et le Braucol. Aujourd'hui je prends soin de 3 ha de vignes en bio/biodynamie à Vieux. Quelques parcelles sont en gobelets et la plupart sont palissées et s’étendent sur un causse calcaire maigre et argileux.
À la cave, au contraire aux vignes, je passe le moins temps possible. Je cherche les jus les plus purs et authentiques possibles. Mes vinifications sont naturelles (levures indigènes) et je n’utilise que très peu ou pas de soufre. Tous mes vins passent quelques jours sur leurs peaux. Mon affinité avec la peau vient de mon amour pour le fromage et sa croûte, qui renferme la plupart des bactéries et des levures. Pour moi, la peau présente beaucoup de potentiel : la croûte de fromage et sa pâte n’ont pas le même goût. La peau d’un raisin est exposée à son environnement tout au long de la saison, elle a donc beaucoup de choses à raconter. Une macération de quelques jours sur la peau peut accentuer les arômes du cépage et bien sûr transmettre l'histoire du millésime, qui est différente chaque année.
Melsolo sont des vins qui reflètent le terroir, mais aussi la personnalité de leur vigneronne.
Crédit Photo: Vincent Baldensperger