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Pragmatiquement, Riu Pintat prend soin de ses vignes, épampre à quatre pattes, sème des engrais verts à la volée, travaille le sol à la déca, traite à très faible dose au soufre et à la bouillie bordelaise et vendange à la main. À la cave, ce sont les levures indigènes et une veille opiniâtre qui font la majorité du travail. Nous ajoutons dans certaines cuvées des doses très faibles de sulfite, si nous en sentons la nécessité.
Riu Pintat se confronte en permanence au système mis en place par les penseurs et techniciens de l’agriculture dominante, au manque criant de revenu octroyé à celles et ceux qui nourrissent ou abreuvent, aux méprisables considérations allouées à l’écologie, aux ruralités, aux paysans et paysannes. Riu Pintat pense anxieusement au déclin de l’agriculture, à la Surface Agricole Utile de moins en moins utilisée et à la conséquente augmentation des terres en friche, à l’enforestement qui en découle et au risque d’incendie technico-politiquement plus grand.
Alors, depuis les plaines gardoises Riu Pintat prend part, en acte, aux tentatives pour rendre la viticulture plus désirable et le vin plus digeste, avec le labile espoir de fabriquer, artisanalement, des lendemains plus chantants.
Pas de vin rosé pour le moment.
Pas de vin orange pour le moment.
Pas de vin pétillants pour le moment.
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