La Grange aux Belles - Marc Houtin, Julien Bresteau et Gérald Peau
En 2004 Marc Houtin crée la Grange Aux Belles et s’installe en Anjou. Il abandonne une carrière dans le pétrole et fait « le grand saut ». Au début une grosse partie des raisins est destinée à la coopérative de Brissac. En parallèle, il commence à vinifier certaines parcelles.
Marc rencontre Julien Bresteau en 2004 . Julien étudie le vin depuis ses 15 ans et passe son temps à bourlinguer dans plusieurs régions viticoles. Julien s’associe le 1er janvier 2008 : L’Earl LA GRANGE AUX BELLES est créée !
Après une année en tant que saisonnier Gérald est embauché en CDI en 2011. Rapidement nous lui proposons de rentrer dans la société.
En 2014 nous sortons des AOC suite à un contrôle dans les vignes de l’ASSVAS. Nous avons beau expliquer notre démarche, nos spécificités, notre marché. Nous sommes face à des institutions industrielles qui défendent le glyphosate, les molécules, la chaptalisation, les machines à vendanger. Dialogue de sourd nous claquons la porte. Mais pas à clef !!!!!
Les 15 ha sont répartis sur 5 communes dans l’aire d’AOC Coteaux de l’Aubance. L’encépagement est assez varié : chenin, grolleau, cabernet franc, cabernet sauvignon, pineau d’aunis, gamay .
La totalité du vignoble est certifié en agriculture biologique depuis 2011 ( conversion entamée en 2008). Nous travaillons nos sols avec différents outils en respectant les principes Herody. Nous apportons de la manière organique ( fumiers , semis de légumineuses ). Nous utilisons du cuivre, du soufre mais également nos tisanes en début de campagne ( orties , prêle , bourdaine ).
Nous ne pratiquons pas de négoce car nous avons à cœur de produire tous les raisins que nous vinifions. Néanmoins en 2016 vu les rendements nous avons acheté un peu de raisin en bio (évidemment) , que nous avons ramassé nous mêmes (évidemment).
Tous les raisins sont ramassés à la main, triés sévèrement sans pourriture grise ou noble . Les raisins sont transportés à la cave en caisse de 20 kg afin de ne pas les écraser. ( pas de hotte , pas de benne à vendange ). Sur les blancs nous les ramassons par tris successifs. Si le millésime le permet nous passerons jusqu'à 5 fois.
Ces précautions nous permettent de ne jamais sulfiter les jus durant la récolte et la vinification. Si cela part en sucette nous nous autorisons à utiliser entre 5 et 10mg/l durant la fermentation. Si la tenue à l’air est bonne le vin sera sans sulfite ajouté du début à la fin. Néanmoins c’est le millésime qui prend la décision !
Nous utilisons les levures indigènes issues de nos vignes, nous n’ajoutons pas de sucre. Parfois en cas de carence azotée, nous ajoutons de l’azote en début de Fermentation.