Nous travaillons presque 2ha de vigne en Bio sur à Andillac, à côté de Gaillac.
En plus de de nos vignes, on complète notre récolte avec les raisins de copains de la région. L'idée qui guide nos choix, du raisin à la bouteille: c'est la vie! Notre responsabilité d'être humain est de permettre à la vie de se diversifier, de s'étendre, de s'exprimer. La vie à besoin de diversité pour être résiliente. Nous travaillons avec la vigne tous les jours bien sûr, mais n'oublions pas que nous sommes aussi des éleveurs de levures! Levures indigènes, toujours. Nous voulons nos vins vivants, comme nous! Nous voulons nos vins avec leur personnalité. Le vin n'est pas une boisson comme les autres, c'est sa vie qui nous crée des émotions! C'est le fait que tout ça est constamment changeant, qu' on ne peut pas vraiment prédire ce qu'il va se passer. Il n'y a pas de recette, pas de dogme, juste la volonté de se sentir en harmonie avec la vigne et les levures.
Parlons un peu technique, c'est important aussi. En vigne, les traitements se limitent au Soufre et au Cuivre. J'essaye d'être le plus régulier possible, de passer souvent et donc de mettre moins à chaque fois. En général on passe une 15aine de Kg/ha de Soufre et 2Kg/ha de Cuivre.
Pour le travail de cave:
Toujours en levure indigène. Pas de collage, filtration, etc... Coté SO2, je ne souffre jamais avant la fin de FA (ou fin de malo si la malo va se faire). L'idée est de ne jamais déranger la vie microbienne dans son travail. Quand un vin est sec, si je le soutire je ne vais mettre 10mg de SO2 uniquement si le vin est en difficulté. (Souvent si il y a un soupçon de brett trop présent ou une souris qui pointe le bout de son nez) mais si le vin est en paix, pourquoi aller le déranger?! Mais quoi qu'il arrive, je mets 10mg de SO2 à la mise en bouteille. Il y a trop de souris dans les vins nature de nos jours, je ne me sens pas en paix de laisser partir du vin sans. C'est une question de respect de mon point de vue envers la personne qui a travaillé dur pour se payer une bouteille!