François Dumas
François Dumas est un jeune vigneron installé depuis quelques années sur Véranne. Le domaine de François fait environ 4 ha avec des jeunes vignes qui ne sont pas encore en production. Certifié en agriculture biologique.
Il n’y a pas de véritable logique de travail des sols et d’enherbement. Une parcelle de Saint Joseph et une de VDP ne sont jamais travaillées mais seulement tondues une fois par an. Ailleurs, les sols sont travaillés, et ses jeunes vignes sont même labourées afin de limiter la concurrence de l’herbe pour ces jeunes plants.
Sur la plupart des autres parcelles, le travail est intermédiaire. En coteau, il travaille les sols avec un petit treuil deux à trois fois par an, et ne cherche en tout état de cause aucunement à éviter l’herbe à tout prix.
Les rendements tournent en moyenne autour de 25 hl/ha mais sont très variables en fonction de l’âge des vignes.
Les vendanges se font en caissettes de 20 kgs, encuvage à la main, léger sulfitage à ce moment. Les cuvaisons sont longues (3 à 4 semaines), il laisse le travail se faire les 3 à 4 premiers jours sans intervenir, effectue ensuite un ou deux relevages puis des pigeages/remontages un jour sur deux avant de cesser les interventions sur la fin. La cuvaison longue lui permet d’aller chercher un peu de rafle et de pépin pour complexifier les vins, leur apporter une certaine charge tannique et leur apporter de la fraîcheur.
Les élevages se font systématiquement sous bois non neuf (barriques bourguignonnes de 2 à 5 vins) pour ne pas marquer les vin, et un léger sulfitage est opéré à la mise pour stabiliser un minimum les vins.
Le gamay est le plus possible vinifié en vendange entière (100% sur 2016), avec de légers éraflages si nécessaire. La syrah est généralement éraflée à 40%, sauf sur 2018 où François a éraflé à 60%
François souhaite travailler ses blancs sur de plus grands contenants à l’avenir. Il est actuellement en train de tester un Stockinger 400 litres acheté neuf en 2013 afin d’avoir un contenant vierge de levures et non marqué par de précédents élevages, l’idée étant qu’il s’imprègne de ses levures indigènes et de ses jus.
Tout est bien entendu vinifié en levures indigènes.